Un voyage au Japon sous le signe du repos

Un voyage au Japon sous le signe du repos

Fin décembre, je suis partie au Japon pour fêter le Nouvel An là-bas, mais aussi pour m’accorder une pause avant de reprendre un rythme effréné dans une ville qui ne s’arrête pas, j’ai nommé Shanghai. 

Ce voyage m’a rendue un brin nostalgique parce qu’il m’a d’abord ramenée en seconde, l’année où j’ai commencé à apprendre le japonais, puis en fin de L2, lorsque j’ai fait mon premier voyage au Japon avec Eloriane !

Ce voyage au Japon était mon quatrième là-bas. Ce pays est vraiment LE pays où je me sens à l’aise pour tester toutes sortes d’expériences. En effet, après un premier voyage au Japon très touristique (2 semaines, 6 villes en partant du sud pour aller jusqu’au nord), un deuxième voyage express (3 jours à Noël), un wwoofing d’un mois « à la campagne » (découverte de l’agriculture, la riziculture et le quotidien d’une famille nombreuse japonaise), j’ai opté pour un 4ème voyage là-bas beaucoup plus calme. Lors de ce voyage, j’ai simplement pris le temps de me ressourcer, de visiter quelques endroits, d’acheter des livres (parce que je ne résiste jamais aux livres) et de fêter le nouvel an en compagnie d’une amie et de sa famille. 

Allez, assez de souvenirs comme ça ! Laissez-vous raconter comment s’est déroulé mon séjour au Japon cette fois-ci !

29 décembre 2019 :

Comme d’habitude, à la veille d’un départ, j’ai eu du mal à m’endormir. Avant de prendre mon taxi réservé sur DiDi, j’ai vérifié encore une fois que ma chambre était en bon état. 

Et hop, direction le taxi ! Après une heure et quelques de trajet, je suis enfin arrivée au terminal 2 de l’aéroport international de Pudong (浦东国际机场, pinyin : pǔ dōng guó jì jī chǎng), terminal que je connais absolument par cœur à force de faire des vols internes et externes, de dire au revoir et d’accueillir des gens là-bas. Une fois sur place, je me suis dirigée vers le comptoir de la compagnie aérienne et je me suis enregistrée. Aaah, moment de délivrance ! Enfin, plus de bagage avec moi, je me sentais libre comme l’air ! 

J’ai rempli la carte de départ pour les étrangers, puis j’ai passé les contrôles de manière rapide et j’ai enfin pris le temps de manger mon premier repas de la journée, c’est-à-dire des pains salés achetés avant les contrôles à BreadTalk, une chaîne chinoise de pâtisseries/pains salés. J’ai acheté deux pains, un au teriyaki qui était vraiment bof et un autre aux pommes de terre et au fromage qui avait un goût légèrement sucré, comme tout en Chine, mais j’aime bien ce goût donc j’ai trouvé ça pas mal. 

Tout en lisant Peter Pan, j’ai envoyé des messages à N., une amie qui m’accueillait les 3 premiers jours chez elle et chez qui j’allais passer le nouvel an, pour régler les derniers détails. Et l’heure d’embarquement a enfin sonné, j’ai embarqué dans un avion de la compagnie Juneo Air (mon avis ici). Dans l’avion, j’en ai profité pour observer le ciel, chose que j’adore faire. Le ciel et les nuages étaient absolument magnifiques ce jour-là. Voici 2 photos.

Après 1 heure 40 minutes de vol, j’atterrissais à l’aéroport international du Kansai (関西国際空港, Kansai Kokusai Kûkô), à Ôsaka. On a pris mes empreintes, puis je me suis dirigée vers l’immigration et j’ai rempli la carte de débarquement (à force, je deviens habituée à tout ça, haha). Comme d’habitude, à l’immigration, on m’a posé les mêmes questions : je viens pour combien de temps, pour quoi faire et pour la première fois, on m’a aussi demandé aussi où j’ai appris le japonais (??). Puis, j’ai récupéré ma valise rapidement et je suis allée dehors pour acheter un ticket de bus aller-retour pour Amagasaki, ville proche d’Ôsaka, là où N. et mon hôtel se trouvaient. 

Une heure plus tard, j’arrivais enfin à Amagasaki et j’ai aperçu de loin N.. On a fêté nos retrouvailles vite fait, puis on a rejoint sa famille. Ils m’ont ensuite emmené au kaiten-zushi (restaurant de sushis où ceux-ci sont présentés par paire dans des assiettes, sur un tapis roulant). Étant donné que c’était ma première fois au kaiten-zushi, on m’a fait goûter à toutes sortes de sushi… C’était littéralement une explosion de goûts, dans le bon et mauvais sens du terme… On a dévoré tout en 30 minutes. Je me rappelle avoir été choquée de voir à quelle vitesse ils commandaient, mes yeux n’arrivaient même pas à suivre le rythme de leurs mains et je voyais la pile des assiettes s’entassait très rapidement devant moi.

Le soir, on était en mode détente et j’ai enfin parlé avec elle, puis sa mère m’a donné du umeshu (梅酒, « alcool de prune ») qu’elle a fait elle-même et que j’ai trouvé très bon. J’aimerais en reboire !

30 décembre 2018 :

Ça faisait un moment que mon sommeil était irrégulier, chose prouvée chez N.. Eh oui, j’ai dormi 12 heures d’affilée chez eux et avec N., on n’a pu sortir que vers 10h. On s’est posées dans un Starbucks et on a planifié les 3 prochains jours qu’on devait passer ensemble. Une fois le planning fait, on a discuté pendant assez longtemps (même si ça ne se voit pas vraiment, je suis extrêmement bavarde, un vrai moulin à paroles…), on a parlé de tout ce qui s’est passé ces 6 derniers mois dans nos vies… 

Après cette longue pause au Starbucks, on est parties voir un film au cinéma. C’était une de mes requêtes, je voulais voir comment les cinémas fonctionnaient au Japon. On a finalement décidé de regarder Sugar Rush 2 (Ralph 2.0 en français). J’ai été surprise de voir qu’en plus des habituels pop-corns et boissons, on pouvait aussi manger des frites entre autres. C’était la première fois que je voyais cette combinaison. Même si je ne devrais pas être surprise parce qu’en Chine, ça va encore plus loin, on peut se ramener avec toute la nourriture qu’on veut (bubble tea, hamburgers etc.) parce qu’il n’y a pas vraiment de règles. Deuxième constat que j’ai fait, comme en Chine, la plupart des cinémas se trouvent dans des centres commerciaux. Deux heures plus tard, c’était la fin de la séance. J’ai bien aimé le film. Je trouve ça toujours aussi impressionnant et fascinant la façon dont les studios Walt Disney réussissent à faire en sorte qu’on comprenne facilement des sujets qui sont en vrai assez compliqués (dans ce film, Internet et la Wi-Fi). 

Un voyage au Japon sous le signe du repos
Les prix ne sont vraiment pas donnés par contre.

Lorsqu’on est sorties du cinéma, il faisait déjà nuit. On a décidé d’aller au supermarché acheter quelques trucs à manger pour le soir même et le lendemain matin. En rentrant, j’ai remarqué que ses parents avaient préparé une takoyaki party pour moi et c’était vraiment délicieux, même si ses parents ont fait les foufous en essayant de mettre de
tout : saucisse, fromage, poulpe, mentaiko (明太子, rogue de colin) bref. Je n’ai pas apprécié les takoyaki au fromage parce que ça n’avait aucun goût… Une fois la takoyaki party finie, on s’est posés devant la télé tout en bavardant. Ça m’a permis de découvrir de nouvelles émissions japonaises

Un voyage au Japon sous le signe du repos
J’ai suivi avec un très grand intérêt cette émission pour apprendre aux artistes comment utiliser l’Iphone alors que je n’ai même pas d’Iphone…

Comme vous pouvez le lire, rien d’extraordinaire ne s’est passé ces 3 jours, mais j’étais vraiment contente de passer un moment tranquille, et de surcroît avec la famille de N., au Japon. Continuez de me suivre dans mes aventures japonaises ! 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *