Nouvel An à Osaka

Nouvel An

Après les retrouvailles avec N. et ma visite du château de Himeji, j’accueillais l’événement le plus important de ce voyage au Japon : le Nouvel An.

Lundi 31 décembre :

De retour à Amagasaki, N. et moi, on s’est retrouvées devant un dilemme : manger dehors ou attendre le repas du soir avec sa famille. Malheureusement, on avait vraiment trop faim. On a donc décidé de faire un tour au centre commercial du coin et manger un petit quelque chose pour satisfaire notre estomac. On a finalement choisi de se poser dans un Freshness Burger pour prendre un hamburger. Les hamburgers de là-bas sont tout simplement incroyables ! Je voulais tenter celui avec de l’avocat, mais c’était un peu cher, j’ai fini par choisir un hamburger au poisson pané, qui était tout simplement exquis ! Rien que d’y repenser, j’en salive !

Nouvel An
Regardez-moi ce pain croustillant, ce poisson parfaitement frit et cette sauce !

Puis, pour digérer et nous préparer pour le vrai repas du soir, nous avons marché jusqu’à la maison ! Sur le chemin, on a eu une peur bleue en voyant une voiture rouler à toute vitesse. On a vraiment cru que la voiture voulait foncer sur nous. Je suppose que c’était l’euphorie du Nouvel An et l’alcool qui parlaient.

Une fois rentrées, on a mangé un sukiyaki (すき焼き) préparé par ses parents tout en regardant la télé. La veille du Nouvel An, la plupart des Japonais ont l’habitude de regarder une émission télévisée musicale annuelle qui s’appelle Kôhaku Uta Gassen (紅白歌合戦). Mais, en général, on dit tout simplement Kôhaku. Durant toute la soirée, vous verrez défiler des chanteurs/chanteuses de tout âge, mais surtout les plus populaires du moment. Répartis dans deux équipes (rouge pour les chanteuses et blanche pour les chanteurs), ils chantent à tour de rôle pour récupérer le plus de votes possibles afin de faire gagner leur équipe. On a donc regardé l’émission jusqu’à la performance du groupe Perfume. J’étais un peu déçue de ne pas avoir vu la performance des J Soul Brothers

Nouvel An
L’entrée du sanctuaire shintô, Sumiyoshi-taisha

Après cela, vers 11h, on est allées au sanctuaire shintô Sumiyoshi-taisha pour aller rendre visite aux dieux et les remercier pour cette année passée. Par la même occasion, N. très pointilleuse sur les traditions japonaises, m’a appris à prier correctement dans un sanctuaire shintô. Je passe l’étape de purification et saute directement à la prière devant l’autel des dieux.

Il faut d’abord mettre une pièce (j’ai oublié quelle pièce il fallait mettre) dans la caisse juste devant vous et faire sonner la cloche. Ensuite, inclinez-vous deux fois et tapez aussi des mains deux fois. Lorsque vous commencez à vous recueillir, vos mains doivent rester jointes et vous devez commencer par dire d’où vous venez et quel est votre nom pour que la divinité sache qui vous êtes. Une fois avoir dit tout ça, vous pouvez dire ce que vous voulez. Lorsque vous avez fini de vous recueillir, vous vous inclinez une dernière fois. En général, la visite au sanctuaire du 31 décembre sert à remercier les dieux et celle du 1er janvier à énoncer ses souhaits.

Le recueillement fini, on a voulu tirer un omikuji (御御籤) pour savoir ce qui nous attendait pour cette nouvelle année. Et à ce moment-là, on a vu des taimikuji (鯛みくじ) provenant du sanctuaire Nishinomiya, qu’on a voulu à tout prix essayer tellement ils étaient mignons ! Ce sont des omikuji délivrées avec un charme en forme de poisson (photo ci-dessous). Je me rappelle plus du prix, mais c’était plus cher que les omikuji normaux, évidemment. J’ai donc tiré « petite chance » (小吉) .

Nouvel An
Voilà un taimikuji !
Sur la queue, on voit le sceau qui indique clairement la provenance du charme.

Et le reste de la soirée était dédié à la nourriture, haha ! J’ai pu goûter au Choco Banana (チョコバナナ), le truc qu’on voit souvent dans les manga… Pour ceux qui ne savent pas, c’est juste une banane enrobée de chocolat et de vermicelles multicolores. J’ai trouvé ça bof. Ce n’était ni bon, ni mauvais. Après le Choco Banana, j’ai mangé du Jaga Bata (じゃがバター) ou une pomme de terre avec du beurre. C’est quelque chose d’assez simple, mais super bon ! Finissons avec LA découverte de la soirée : le amazake (甘酒) ! Miam, miam ! C’est une boisson très peu alcoolisée, sucrée naturellement et à base de riz fermenté. Mais attention à ne pas en abuser. À trop en boire, ça devient écœurant, comme les bubble tea.

Mardi 1erjanvier :

Le réveil a été une épreuve insurmontable. On s’est réveillées vers 8h du matin après s’être endormies vers 3h du matin… On avait promis à ses parents de se réveiller encore plus tôt et observer avec eux le premier lever du soleil de l’année… Hélas, promesse non tenue.

Le matin a débuté avec une dégustation du osechi ryôri (御節料理), des plats qu’on mange au Nouvel An, et que sa mère avait acheté surtout pour moi. J’étais émue, mais ça m’a aussi gênée parce que ça coûte très cher et ce qu’on avait mangé, on était tous d’accord pour dire que ce n’était pas vraiment délicieux… Je me suis sentie coupable d’avoir dit que j’aurais aimé y goûter…

Le petit-déjeuner pris, on est parties dans un sanctuaire aux alentours pour cette fois aller formuler nos souhaits. J’ai de nouveau tiré un omikuji et j’ai eu cette fois demi-chance (半吉). J’ai remarqué que je tirais toujours des « chance« , « demi-chance » ou « petite chance« . Le jour où j’arriverai à tirer « excellente chance« , je sauterai de joie !

Voilà mon tirage. De manière assez étrange, j’ai eu quasiment les mêmes prédictions dans mes deux tirages.

Et l’après-midi était consacré au shopping. Le 1er janvier, c’est le fameux hatsuuri (初売り) ou les premières ventes de l’année. Le centre commercial était rempli de monde et tous les magasins proposaient des articles soldés, c’était l’effervescence !

Enfin, en fin d’après-midi, il était temps pour moi de m’enregistrer à l’hôtel et de laisser la famille de N. pour poursuivre mon périple seule. Après les avoir remerciés pour ces 3 derniers jours, je suis partie retrouver mon hôtel.

Mon Nouvel An de cette année était vraiment exceptionnel, j’ai pu expérimenter plein de choses et tout ça dans la bonne humeur !


Informations pratiques

Sumiyoshi-Taisha

Adresse

大阪府大阪市住吉区住吉2丁目 9-89
2-9-89 Sumiyoshi, Sumiyoshi-ku, Ôsaka

Horaires

D’avril à septembre, le sanctuaire est ouvert de 6h jusqu’à 17h.
D’octobre à mars, il est ouvert de 6h30 jusqu’à 17h.

Prix

Gratuit

Hotel First Stay Amagasaki

Adresse

尼崎市東難波町5丁目16-26
5-16-26 Higashinaniwacho, Amagasaki, Hyogo 

Prix

J’avais payé une chambre simple qui comprenait un petit-déjeuner gratuit pour 151 euros/ 3 nuits. C’est assez cher et je le sais, mais je ne supporte pas bien les auberges de jeunesse (déjà testé et en général, ça se termine par des nuits blanches irrécupérables).

Parlent-ils anglais ?

Je n’ai pas eu l’impression… En tout cas, on m’a parlé qu’en japonais.

Mon avis

La chambre était confortable. J’avais une salle de bain avec des toilettes et une baignoire à la japonaise (dommage que je n’aime pas prendre des bains). Et à côté des ascenseurs, il est possible de récupérer gratuitement et tous les jours des peignes, des cotons, des cotons-tiges, etc. J’ai surtout apprécié d’avoir la télévision dans ma chambre.

En ce qui concerne le service, je ne trouve rien à redire. J’apprécie beaucoup le fait qu’ils n’aient pas changé leur attitude en voyant que j’étais une étrangère et qu’ils ont vraiment fait comme si j’étais une cliente lambda.

Et enfin, il est facile de rejoindre le centre-ville d’Ôsaka depuis l’hôtel.


Sources

http://www.sumiyoshitaisha.net/en/ (site officiel du Sumiyoshi-taisha)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *