« To Kill a Mockingbird » de Harper Lee

To Kill a Mockingbird - Harper Lee

Aujourd’hui, on va voyager de l’autre côté de l’Atlantique en portant notre regard sur un grand classique de la littérature américaine, To Kill a Mockingbird de Harper Lee.

Lorsque je finis un livre, j’essaie de noter mes impressions juste après la lecture pour ne pas les oublier. Pour ce roman, mon avis commençait de cette manière : « Waouh, quel livre. J’ai plus qu’adoré. Il fait très certainement partie de mes livres préférés ! ». On ne peut pas être plus direct, non ?

J’ai ce roman depuis la fin de mes années lycéennes. Ça fait donc un bon bout de temps qu’il est dans ma PAL… J’ai toujours pensé que c’était un livre avec un anglais compliqué à comprendre et qu’il racontait un drame. C’est pourquoi je n’ai jamais entamé sa lecture. Effectivement, à l’époque, je commençais tout juste à être à l’aise en anglais et je préférais lire des œuvres sur des sujets plus joyeux. Au moment où j’écris ces lignes, je ne sais pas comment j’ai pu passer à côté de cette merveille.

Résumé

Jean Louise Finch, surnommée Scout, vit dans une ville fictive située dans l’Alabama avec son père et son grand frère. Les rencontres qu’elle fait et les enseignements qu’elle tire de chacune de ses expériences nous donnent un aperçu d’une Amérique en plein changement, frappée de plein fouet par la Grande Dépression et divisée à cause des problèmes sociaux.

Avis

Commençons par l’héroïne. Scout, enfant de 6 ans au début du roman, a un regard incroyablement perspicace sur tout ce qui l’entoure. A travers l’évolution de son caractère et de ses pensées tout au long du livre, une phrase me revenait sans cesse dans la tête : on ne naît pas raciste, on le devient. Les enfants imitent les grands et intègrent leurs valeurs comme étant correctes de manière inconsciente. J’ai trouvé qu’à certains moments, Scout avait des réflexions frôlant le racisme parce qu’elle reprenait les préjugés que les personnes autour d’elle avaient. Heureusement pour elle, son père l’a aidée dans cette quête pour déconstruire tous ces a priori.

« Most people are [nice], Scout, when you finally see them. » (Lorsque tu verras les gens pour qui ils sont réellement, Scout, tu remarqueras que la plupart d’entre eux sont [gentils].

Atticus, père de Scout

Pour en revenir aux préjugés, nombreux sont les exemples dans le livre qui illustreront cette manie qu’ont les personnes à avoir des idées reçues. Je me demande si les gens se rendent compte du mal que ces opinions sans fondement peuvent faire ; les « on dit » et les rumeurs peuvent détruire la vie de certains personnes. Boo Radley, voisin de Scout, alimente les histoires les plus folles et terrifiantes de la ville parce qu’il est différent. Le procès de Tom Robinson est un exemple concret du racisme et de l’injustice aux Etats-Unis. Pour être honnête, j’ai eu beaucoup de mal à accepter la conclusion de l’affaire qui est tout simplement inadmissible. Terminons avec les idées erronées sur les femmes qui m’ont donné l’impression qu’on représentait le pire des maux possibles. Vous trouverez juste en-dessous une citation du frère de Scout qui, apparemment, comprend très bien les filles !

« […] Jem told me I was being a girl, that girls always imagined things, that’s why people hated them […]. » (Jem m’a reproché d’agir comme une fille. [Pour lui,] les filles s’imaginaient toujours des choses et c’était pour ça qu’on les haïssait.

Scout

Le troisième point qui m’a marquée dans ce livre, ce sont les nuances apportées aux portraits de chaque personnage. En d’autres termes, chacun avait des qualités et… des défauts. Vous verrez donc, dans ce roman, les côtés les plus sombres de l’être humain, mais aussi le meilleur de ce dernier : amour, tolérance et entraide.

Pour conclure, To Kill a Mockingbird a réussi à éveiller mon intérêt pour l’histoire américaine. Chose dont je n’aurais jamais cru arriver un jour parce que j’ai toujours éprouvé un désintérêt total pour l’histoire des Etats-Unis…


Informations pratiques

To Kill a Mockingbird, Harper Lee, GCP (1988), 7,99$, anglais (américain)

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